La thérapie à base d’anticorps monoclonaux

L’alemtuzumab (MABCAMPATH®)

L’alemtuzumab (MABCAMPATH®) sert au traitement des patients atteints d’une leucémie lymphoïde chronique (LLC) lymphocytes B (LLC-B) jamais traitée. L’alemtuzumab sert également au traitement des patients atteints d’une LLC-B chez qui les autres traitements de chimiothérapie ont échoué.

L’alemtuzumab se lie à un antigène, appelé CD52, sur la surface des cellules cancéreuses de la LLC-B, ainsi qu’à de nombreux globules blancs normaux. Après s’être lié aux cellules, l’alemtuzumab les détruit, après quoi elles sont graduellement éliminées du corps, comme d’habitude.

Voici quelques-uns des effets secondaires possibles :

  • Réactions liées à la perfusion telles que des nausées, de la fièvre et des éruptions cutanées
  • Faibles concentrations de globules rouges ou blancs
  • Troubles sanguins
  • Leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP)
  • Infections graves, voire mortelles

 

L’obinutuzumab (GAZYVA®)

L’obinutuzumab (GAZYVA®) est utilisé pour traiter LLC chez les adultes qui n’ont jamais reçu de traitement. L’obinutuzumab se fixe à la surface des lymphocytes B et provoque leur destruction.

Voici quelques-uns des effets secondaires possibles :

  • Faibles concentrations de globules rouges ou blancs
  • Réactions liées à la perfusion telles que des éruptions cutanées, des nausées et de la fièvre
  • Réapparition d’une infection par l’hépatite B
  • Leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP)
  • Syndrome de lyse tumorale
  • Accidents cardiovasculaires graves, voire mortels
  • Épisodes hémorragiques mortels

L’ofatumumab (ARZERRA™)

L’ofatumumab (ARZERRA™) est administré en association avec le chlorambucil dans le traitement de la LLC chez les patients qui n’ont jamais été traités et pour qui un traitement fondé sur la fludarabine est jugé inadéquat. L’ofatumumab est également administré seule dans le traitement de la LLC chez les patients qui n’ont pas répondu aux autres types de chimiothérapie ni aux autres traitements. Son emploi chez ces patients a été approuvé par Santé Canada, en attente de résultats d’études visant à vérifier ses bienfaits cliniques.

Voici quelques-uns des effets secondaires possibles :

  • Faibles concentrations de globules rouges ou blancs
  • Réactions liées à la perfusion telles que des nausées, de la fièvre et des éruptions cutanées
  • Récidive de l’hépatite, qui peut entraîner une insuffisance hépatique et la mort
  • Leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP)
  • Accidents cardiovasculaires graves, voire mortels
  • Infections graves, voire mortelles
  • Infections des poumons ou des voies respiratoires, des oreilles, du nez ou de la gorge

 

Rituximab (RITUXAN®)

Rituximab (RITUXAN®) est administré pour arrêter la croissance des cellules cancéreuses et, idéalement, entraîner leur mort.

Le rituximab cible le marqueur CD20 qui se trouve sur les lymphocytes B pour interrompre leur activité. Une fois qu’il est fixé, il permet d’arrêter la croissance des cellules cancéreuses pourrait les détruire.

Voici quelques-uns des effets secondaires possibles :

  • Réactions liées à la perfusion telles que des nausées, de la fièvre et des éruptions cutanées
  • Réaction allergique
  • Syndrome de lyse tumorale
  • Réapparition d’une infection au virus de l’hépatite B
  • Infections graves, voire mortelles
  • Réactions cutanées telles que l’érythrodermie bulleuse avec épidermolyse et le syndrome de Stevens-Johnson
  • Accidents cardiovasculaires graves, voire mortels
  • Leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP)